Qui d'entre nous n'a pas déjà dévié de la piste afin d'esquiver les flaques de boue ou regarder une fleur de plus près en dehors du sentier. Qui d'entre nous n'a pas déjà jeté un coeur de pomme ou une pelure de banane dans les bois prétextant que cela est "bio-dégradable". Bien que ces actions ont pu semblés anodins à l'époque, aujourd'hui nous apprennons à réduire notre impact sur l'environnement, la qualité de nos expériences plein air et les ressources dont nous jouissons en dépendent. L'accès future aux sites fragiles et menacées dépandent de nos actions immédiates. Bien que les agences de gestion des parcs et fôrêts prennent des mesures restrictives afin de protéger les ressources qu'ils gèrent, le principe relève plutôt de chacun de nous. Il faut dorénavent changer nos comportements et apprendre tous et chacun à quitter le terrain sans y laisser les marques de notre passage.
Fondé en 1994 afin de minimiser l’impact des amateurs de plein air sur l’environnement, l’organisme états-unien Leave No Trace (LNT) pourrait bientôt laisser son empreinte pour qu'enfin les bonnes manières riment enfin avec plein air ! Aux États-Unis, Leave No Trace, c’est bien plus qu’un organisme, c’est une philosophie, une éthique à respecter lors de chacune de nos sorties. Si l’objectif premier est de réduire les impacts sur l’environnement, les bonnes pratiques suggérées visent aussi à ne pas nuire au plaisir des autres usagers.
Leave No Trace n'est pas un ensemble de règles ou de règlements à respecter, ce n'est pas simplement de se souvenir exactement de quelle règle ou de quel règlements nous devrions respecter en situation "plein air". Ce n'est pas seulement connaître à quelle distance nous devrions installer notre campement à partir d'un point d'eau, savoir où planter la tente, comment construire l'emplacement du feu pour ne pas mettre en danger la forêt, cela va au-delà, c'est d'abord et avant tout, une question d'attitude, de comportement et d'éthique.
Le "Leave No Trace" implique pour chacun de nous, de respecter et de prendre soin de toutes nos ressources naturelles. Nous devons être tous interpellés et tous faire notre part pour protéger nos ressources limitées et ainsi protéger les possibilités du plein air pour les générations à venir. Une fois cette attitude adoptée et que l'éthique en plein air ira de soi, les techniques spécifiques deviendront une seconde nature. Nos assurerons ainsi la pérennité du "plein air".
Pour en connaître davantage sur les principe et l'éthique du "Leave no trace" consulter le site internet officiel (Contenu canadien français & anglais).
Une première au Québec
Lucie Lanteigne est la première Québécoise accréditée par Leave No Trace comme maître éducatrice. Elle travaille également en étroite collaboration avec l’AEQ dans le but d’implanter le Sans Trace au Québec. Après avoir suivi une formation de cinq jours aux Etats-Unis, en août 2002, elle a formé à l’automne une vingtaine d’étudiants à l’intérieur du programme de guide en tourisme d’aventure du Cégep de Saint-Laurent. Ces étudiants seront ainsi les premiers entraîneurs québécois.
D’emblée, Lucie insiste pour préciser que le Sans Trace n’est pas appliqué de façon répressive, sous forme de règlement. " Ce qu’on veut faire, sur le terrain, c’est sensibiliser les gens à modifier leurs habitudes. On veut leur suggérer des alternatives, parfois même de façon ludique. "
D’autre part, l’application des principes du Sans Trace ne doit pas constituer une entrave au plaisir ou à la sécurité. " On n’obligera pas une personne qui n’a pas de bonnes chaussures à marcher dans l’eau et dans la boue pour éviter de passer à côté du sentier, mais on va lui suggérer de se procurer de bonnes bottes, bien imperméabilisées, pour la prochaine fois ", assure-t-elle...Lire la suite dans la revue ESPACE
En anglais

Encourages responsible, non-motorized outdoor activities with minimal impact on public recreational areas. The program provides education in outdoor skills ... site internet

Meant to be viewed as guidelines for those who care about the land, Leave No Trace principles were developed in cooperation with the U.S. Forest Service, National Park Service, Bureau of Land Management, and U.S. Fish and Wildlife Service. Site internet


